Évaluer sac photo RICHARD par Carsten Bockermann (DE)
Oberwerth Richard - Un rapport d'expérience
Il y a un peu plus d'un an et demi, j'ai testé le sac photo Oberwerth München et j'en ai fait un compte-rendu. C'était la première fois que je publiais un rapport sur des pièces d'équipement, car je préfère en fait discuter d'images. D'autre part, j'ai un penchant particulier pour les sacs photo, que certains de mes amis qualifient déjà de folie, et je voulais partager mes impressions avec mes lecteurs.
Maintenant, ce sentiment est revenu après que j'ai essayé un autre sac.

Oberwerth Richard
Comme on peut le voir dans le rapport précédent, j'ai vraiment apprécié le Munich. Une exception : les sangles de fermeture fixées sur le couvercle du sac. Cette construction fait qu'en fermant le sac d'une seule main, on tire toujours tout le sac vers le bas. J'en ai discuté avec les gens d'Oberwerth. On m'a promis d'y réfléchir.
C'est ce qui s'est passé (du moins, je me dis que c'est mon influence). Ils ont lancé une nouvelle ligne de sacs, la Casual Line. En face, il y a la Classic Line, dont fait partie le Munich dont nous avons parlé. L'équivalent de ce sac dans la nouvelle ligne de produits est le William. Comme je possède déjà plusieurs sacs de cette taille, j'ai opté pour le nouveau Richard, qui est environ 2 cm plus grand dans chaque dimension.
La grande surprise est venue lorsque j'ai déballé le sac. La société Oberwerth est très fière du cuir qu'elle utilise pour ses sacs. Et j'ai pu constater que c'était tout à fait justifié. L'odeur du cuir, son aspect et surtout son toucher sont dans une classe à part. Je suis conscient qu'on ne peut pas le mesurer objectivement, mais il en résulte une impression d'excellente qualité et d'artisanat. Le cuir est d'ailleurs fabriqué selon un processus très respectueux de l'environnement, en utilisant des extraits de plantes.
Et effectivement : les sacs de la Casual Line ont désormais les lanières avec les fermetures LOXX attachées en bas. Ainsi, lorsqu'on ferme le sac, on le tire vers le haut, ce qui facilite considérablement l'opération. Comme je l'ai déjà écrit dans mon rapport sur le Munich, j'aime les fermetures LOXX non seulement pour leur design attrayant, mais aussi pour leur simplicité d'utilisation et le fait qu'elles sont silencieuses, contrairement aux fermetures Velcro par exemple.
L'intérieur de la Richard peut être entièrement retiré si l'on souhaite utiliser le sac comme un Messenger Bag, par exemple. Le compartimentage peut être adapté aux exigences de l'équipement concerné grâce à des éléments de séparation souples. J'ai discuté de mon idée avec un expert d'Oberwerth et quelques jours plus tard, j'ai reçu les séparateurs qui s'adaptaient parfaitement. Si vous êtes sérieusement intéressé, je vous conseille de regarder les exemples de packs sur le site web du fabricant, puis de demander conseil par téléphone afin de trouver la configuration optimale.
Comme je l'ai déjà dit, le Richard est un peu plus grand que mes sacs précédents, y compris le Munich. Les centimètres supplémentaires sont très utiles lorsque j'emporte par exemple l'objectif Fuji XF 50-140/2,8. Même sur un X-Pro2 ou un X-H1 avec le convertisseur 1,4x supplémentaire, l'objectif tient sans problème debout dans le sac.

Comme mon autre sac Oberwerth, le Richard est très agréable à porter. Au printemps, je me suis rendu à Rome pour photographier un acteur d'Elvis Presley lors de l'audience générale du Pape. En une journée, j'ai parcouru 26 km dans la ville éternelle avec deux Fuji X-Pro2, six objectifs, un flash et des accessoires dans mon sac. Pas de problème.
Une chose est effectivement un peu moins pratique sur le Richard que sur les sacs de la Classic Line : il n'a pas de poignée. Le cuir souple ne se prête pas non plus à en fixer une sur le couvercle, et cela n'irait pas vraiment avec l'impression générale de sobriété et d'élégance du sac. La bonne nouvelle, c'est que les chefs de produit d'Oberwerth écoutent vraiment ce que leurs clients leur disent. C'est ainsi qu'ils ont eu une idée très pratique. Il existe désormais une poignée optionnelle que l'on accroche à deux anneaux métalliques et à la bandoulière. Elle est fabriquée dans le même cuir que le sac et peut être facilement rabattue vers l'arrière ou enlevée lorsqu'on ne l'utilise pas.